Premiers pas pour réaliser un filé

Posté leJeudi 21 Janvier 2010 00:00 dans Technique
La technique du "filé" : Késako ?

1. Principe

Il s'agit en fait d'une technique qui permet de photographier un sujet en mouvement, notamment en sport mécanique. Cette technique a pour but de garder le sujet bien net et l'arrière flou ou "filé". Le résultat permet de donner du dynamisme ainsi qu'une sensation de déplacement du sujet dans l'image. D'autres diront également que cette technique permet de rendre la sensation de vitesse du sujet.

Il est néanmoins important de savoir que la photographie sportive, plus particulièrement les sports à "roues" demandent également des vitesses adaptées sans pour autant faire du "filé". En effet et selon mon point de vue, une image totalement figée (les roues aussi) ne donne pas l'impression et la sensation de déplacement alors que les roues (au minimum) "filées" permettra de mieux comprendre que le véhicule n'est pas parqué sur la piste.

Nous pourrions résumer les avantages du filé comme suit :

a) Permet d'isoler le sujet de l'arrière plan;
b) Permet dans une certaine mesure de noyer un arrière plan disgracieux par le fait qu'il sera "filé";
c) Donne une sensation de dynamisme et de mouvement du sujet par rapport au reste de l'image.

Toutefois, il ne faut pas croire que cette technique n'a que des avantages. En effet, il n'est pas forcément toujours facile de la réaliser et encore moins de réussir une belle image. Beaucoup d'images dites "filées" ne le sont pas réellement partant du principe que le sujet doit être net...ce n'est pas toujours le cas. Dès lors, voici quelques contraintes importantes à prendre en compte :

d) L'objectif utilisé (a mon sens, le filé est plus facile avec une longue focale);
e) La focale utilisée et par conséquent la distance entre vous et le sujet;
f) Un dégagement suffisant permettant d'utiliser la bonne focale;
g) Un champ de vision important (c'est toujours mieux de voir arriver le sujet).

Pour terminer, mais on y reviendra plus bas, le "filé" réussi est souvent synonyme de : vitesse d'obturation < la focale = par exemple : 1/125 à 200mm

2. En pratique

La technique est en fait assez simple : tout d'abord je regarde ou je cherche un spot qui va me permettre d'utiliser l'optique avec laquelle je compte faire du "filé". Rien de sert de se mettre à 20m de la piste si vous avez un grand-angle...l'inverse est par conséquent également valable. Ensuite, je cherche la focale (si vous avez un zoom) ou la distance (si vous une optique fixe) qui va permettre d'intégrer le sujet dans l'image de façon adéquate. L'idée étant ici de ne pas avoir un sujet qui rempli seulement 15% de l'image. Pour terminer, le spot doit permettre une vision importante de l'action, idéalement 180°. En fonction de votre expérience cette de vision diminuera. Jusque-là, on retombe sur les lettres d) à g) ci-dessus.

Maintenant, faut faire le filé et c'est là que tout devient plus compliqué. Quels réglages utilisés, quelle vitesse, trépied, monopode, etc ?

Ni trépied, ni monopode de mon côté. Le tout à main levé, celà permet de garder une grande flexibilité dans les mouvements et les déplacements. Je règle mon boitier sur le mode S (priorité vitesse), AF-C, mais pas forcément en rafale. Je déclenche souvent au "coup par coup". Comme on cherche à faire du "filé" et que par conséquent il faudra jouer sur la vitesse d'obturation, je privilégie ce mode. Ensuite je commence avec des vitesses assez élevées, histoire de régler un peu le cadrage, la position (ex : assis, debout ou couché). Tout va bien, vous êtes bien positionné...alors maintenant on va descendre la vitesse. Comme vous êtes en mode priorité vitesse, vous pouvez régler la vitesse que vous voulez. L'idée étant "simplement" de partir avec une vitesse rapide et de la diminuer. L'idéal serait de retrouve l'équation suivante : vitesse d'obturation < la focale

Au niveau cadrage, l'angle de 180° mentionné plus haut, doit vous permettre de viser/cadrer votre sujet déjà distance, le suivre dans votre viseur et lorsque celui est perpendiculaire à vous (en face de vous), vous déclenchez. Le plus important dans le "filé" est de poursuivre le mouvement pendant et après le déclenchement. C'est la raison pour laquelle il est important d'avoir un champ de vision important sur la droite et la gauche. C'est le fait de poursuivre votre mouvement conjugué à la vitesse d'obturation qui vous permettra d'obtenir le filé.

3. Exemples

_OLI3907blogPremier exemple : le sujet est net, on distingue un peu le mouvement dans les roues du véhicule. L'arrière plan quant à lui est visible, certes flou, mais pas "filé". Dès lors, cette image ne peut pas être considérée, à mon sens, comme un filé. Voici également les exifs qui démontrent que la règle mentionnée ci-dessus (vitesse d'obturation < la focale) n'est pas respectée :

1/500, objectif AFS VR 200-400 à 400mm, ISO 200, F5.6

Une vitesse inférieure aurait permis d'obtenir l'effet désiré.






_OLI3902blogSecond exemple, une vitesse plus lente a permis d'accentuer le "filé" de l'arrière plan et des roues, tout en gardant un sujet net.

1/320, objectif AFS VR 200-400 à 400mm, ISO 200, F8

Bien que la vitesse soit inférieure à la focale, l'effet filé est certes présent mais pas forcément suffisant, à mon sens, pour donner toute la dimension de vitesse à la voiture.

Ceci étant, si lors de vos premiers tests, vous obtenez déjà ce type d'images, vous pouvez considérer que la maîtrise a été adoptée et qu'il reste maintenant à multiplier les tests.

_OC37448blogTroisième exemple avec une focale de 190mm. Les rayons des roues sont parfaitement invisibles et les pneus parfaitement en mouvement. L'arrière plan quant à lui est filé. On a l'impression que les feuilles des arbres et les troncs ont été déformées. Cette sensation est typique du filé.

1/125, objectif AFS VR 70-200 à 190mm, ISO 100, F5

La vitesse bien inférieure à la focale permet de garder le sujet net et donner la sensation de "filé" sur l'arrière plan.

Je pense que ce type de focale est idéale pour commencer à réaliser des filés. Peu encombrante et pas forcément très lourde non plus, la flexibilité du zoom et la réactivité de son auto-focus lui confère une grande utilité pour ce style d'image. Une focale 70-300 peut également être utilisé pour réaliser des "filés".

_OLI5998blog
Quatrième et dernière exemple de ce petit tuto. Une image réalisée sur les bords d'une piste d'aviation en fin de journée.

1/80sec, objectif AFS VR 200mm à 200mm (équivalent 300mm avec D2X), ISO 500, F2

J'ai volontairement utilisé une vitesse très lente (c'était un peu un coup de poker) par rapport à la focale. L'on constate que la vitesse a permis de noyer l'arrière plan (difficile de déterminer de quoi il s'agit). 

Il y a également une part de chance, surtout avec des vitesses très lente. Toutefois, la conjugaison entre la stabilité, la régularité dans la vitesse du mouvement de droite à gauche et surtout la continuité du mouvement après le déclenchement sont les facteurs de réussite de cette image.

Pour terminer, je voudrais signaler également que l'utilisation du stabilisateur d'image (système VR chez Nikon) facilite le suivi du sujet durant la visée. Avec des vitesses d'obturation assez lentes, le manque d'expérience et parfois aussi le poids de l'optique, le VR permet de donner un coup de pouce en diminuant les petits mouvements parasites durant la visée.

Pour vous entraîner, pas besoin d'un circuit automobile. Une voie rapide avec un flux de circulation important et le tour est joué. Un petit sandwich, un thermos de thé et vous êtes parés pour vos premiers tests. C'est maintenant à vous de trouver la méthode la plus efficace en fonction des sensations ressenties.

Au boulot !

@ Olivier Comment
 

Postraitement & méthodologie

Posté leSamedi 09 Janvier 2010 14:56 dans Technique
Dans le cadre de ces quelques lignes, je voudrais simplement partager la méthodologie que j'utilise pour traiter mes images et plus spécialement mes fichiers RAW - NEF. En effet, toutes mes images sont systématiquement réalisées dans ce type de format afin de garder le maximum de possibilités quant au traitement de l'image. Vous constaterez ci-dessous que ce type de format offre des possibilités accrues pour récupérer, par exemple une mauvaise exposition ou colorimétrie. Combien avons-nous oublié de modifier un réglage pour se retrouver, par exemple, avec une photo sur ou sousexposée ou balance des blancs inappropriée.

1. Préambule

En guise d'introduction, le choix du format (JPEG, TIFF, RAW + JPEG) dépend également. entre autre, des éléments suivants :

a) la capacité de stockage;
b) la capacité de votre ordinateur;
c) votre niveau de connaissance et de nécessité;
d) type de photographie;
e) votre budget.

Egalement ci-dessous quelques programmes, mais non exhaustif, qui vous permettront de traiter vos images :

Adobe_Photoshop_CS4_Logo Lightroom aperture b5-10 Image 1 gimp-splash Image 2

2. Ouverture et traitement du fichier RAW - NEF

Tout d'abord, il s'agit bien entendu d'une méthode, en l'occurence celle que j'adopte en règle générale, toutefois, il n'est pas exclu que d'autres photographes traitent leurs images d'une manière différente mais néanmoins efficace.L'exemple ci-contre, est une image brute de capteur. Raw ogirinalLes réglages de mon boîtier Nikon D3 sont d'origine et aucune optimisation d'image n'est enregistrée dans le boîtier.  LesEXIFS sont les suivants : Nikon D3, F1.8, 1/320, ISO 2000, 50mm, balance des blancs automatique, mesure matricielle, Mode A (priorité ouverture). Je précise également que le déclenchement et la miseau point ont été réalisé sans regarder le viseur.

A l'ouverture du fichier RAW, on constate passablement de problème. Tout d'abord une zone rouge sur la droite qui détermine une zone surexposée. Cette zone est synonyme d'informations perdues, ici des blancs trop blancs. On pourrait récupérer cette zone en diminuant l'exposition de l'image, mais cela aurait pour incidence que toute l'image serait assombrie. Dès lors et compte tenu qu'il s'agit d'une petite partie de l'image, je décide de travailler mon image en exposant correctement le sujet et le reste de l'image sans tenir de cette élément.

Outre cet aspect, la balance des blancs n'est pas adaptée. L'image à une dominante rouge-jaune qui ne reflète pas la réalité. Je vais donc rétablir la colorimétrie en refroidissement l'image. C'est par exemple ici que prend toute la dimension d'un fichier RAW. En effet, cette manipulation ne serait pas possible avec un JPEG par exemple.

Voici en résumé les actions entreprise :

a) Rétablir la balance des blancs;
b) Ajuster l'exposition en fonction du sujet, sans tenir compte de cette zone déjà surexposée;
c) Ajuster ensuite le curseur lié aux noirs;
d) Ajouter un peu de contraste et de saturation.

Raw traiteVoici le RAW après les ajustements. Je précise également que certains réglages, par exemple, le contraste, la saturation, le traitement des tons clairs et tons foncés demeurent possibles lorsque vous aurez validé vos modifications. Notez l'histogramme de l'image qui s'étale plus généreusement sur l'ensemble de la zone. La partie droite de l'histogramme qui est collé contre le bord correspond à la partie surexposée (zone rouge).

Dans le jargon, on dit souvent que le fichier RAW correspond au négatif d'un film. Le traitement du RAW équivaut au traitement du négatif. Une fois le traitement de votre image terminée et enregistrée, votre fichier RAW quant à lui restera intact.

Bien évidemment, il est également possible de traiter plusieurs images en même temps tout en appliquant le réglage initial. Cette option peut être envisagée dans la mesure ou les images ont été réalisées dans des conditions plus ou ou moins similaires, tant au niveau de l'exposition que de la balance des blancs. 

En effet, rien ne sert de vouloir appliqué un réglage si l'ensemble de vos images bénéficient de conditions différentes, tantôt bonnes ou moins bonnes.

En conclusion, je ne peux que vous recommander, au minimum de tenter de photographier en RAW et de faire quelques essais de postraitement. Vous pouvez, par exemple, volontairement sous-exposer une image avec une balance des blancs incorrects pour ajuster ensuite lors du traitement du RAW.

Bonne chance...le raw c'est un peu comme une sécurité Wink

@ Olivier Comment

 

Autofocus - choisir la bonne méthode

Posté leLundi 28 Décembre 2009 15:57 dans Technique
En guise de deuxième petit article technique, je voudrais partager, dans une certaine mesure, la technique liée au choix du(des) collimateur(s) en fonction du sujet photographié. En effet, il est fréquent de se retrouver devant une scène sportive par exemple et d'être dans le doute quant au choix du système AF. Hormis, le fait que le choix du positionnement demeure important (voir à ce sujet ma technique concernant le choix du positionnement), le choix du mode autofocus reste lui aussi essentiel afin d'optimiser ses chances de réussite.

Sur les sujets fixent, il est relativement simple de faire choix :

1. Mode AF-C, choisir le collimateur central, faire la mise au point, décaler éventuellement le sujet et déclencher.
2. Mode AF-C, choisir un collimateur décentré, faire la mise au point et déclencher. 

Cette technique reste néanmoins quasiment impossible sur les sujets en mouvement. En effet, que la direction soit connue ou pas, la méthode d'autofocus prend ici toute sa dimension. Il faudra d'une part, assurer la mise au point et par conséquent la netteté et d'autre part, assurer le cadrage du sujet dans l'image, par exemple à droite, à gauche, en haut et en bas. Ce choix sera déterminé par la scène générale de votre image ainsi que, pour les puristes, l'application de la règle des tiers. Malgré tout, la photographie d'un motard en sortie de courbe, le passage d'un chien sur un obstacle, le joueur de volleyball peuvent devenir de vrais casse-tête.

Pour l'ensemble des sujets où la direction est prévisible, par exemple une course de motocross, je choisis le mode AF-S ainsi que le collimateur approprié en fonction du cadrage que je désire réaliser. Point de mode dynamique 3D pour ce type de sujet sur lequel il est relativement "simple" de faire une mise au point.

Par contre, pour les sujets qui ont une direction plus incertaine, par exemple le chien (la tête du chien), le mode dynamique 3D des nouveaux boîtiers peut s'avérer d'une grande importance, dans la mesure où celui-ci est maîtrisé. En effet, ce mode requiert l'activation de l'autofocus relativement tard afin que ce dernier puisse frappé l'endroit choisi. Malgré tout, le choix du collimateur reste primordial afin de cadrer le sujet dans l'image le plus adéquatement. L'image ci-contre sur laquelle le mode dynamique 3D a été sélectionné a permis à l'autofocus, une fois le sujet "enregistré" Autofocus dynamique 3Dde maintenir le point AF quand bien même la tête du chien naviguait dans la zone supérieure ou inférieure au collimateur choisi initialement.

Ce mode, mise au point par Nikon sur les nouveaux boîtiers, permet au photographe de se concentrer plus intensément sur la construction de l'image. Par contre et comme déjà mentionné, le dynamique 3D demande une grande expérience et d'importants tests. Lors des premiers tests, beaucoup d'images réalisées n'étaient pas optimales résultant notamment d'une activation trop rapide de l'AF.

Je voudrais, à ce sujet, profiter de remercier Ghislain pour ces ressentis, issus des premiers tests réalisés avec le nouveau téléobjectif AFS VR 400mm F2.8 sorti il y a quelques années déjà. Ses conseils et ses pistes de réflexion m'ont permis de trouver et surtout choisir la méthode la plus appropriée.

Toutefois, il existe des sujets qui, a mes yeux, sont proches du casse-tête. Imaginez-vous un match de volleyball! Les actions se déroulent quasiment toujours au filet, soit du côté attaque ou défense. La première difficulté consiste donc à pouvoir suivre l'action dans le viseur, ensuite penser à cadrer juste et pour terminer faire la mise au point. La conjonction de ces trois facteurs ajoutée à la vitesse d'exécution des phases de match pourrait décourager bons nombres d'amateurs photographes.

Pour ce type de sujet photographié également au téléobjectif AFS VR 400mm F2.8, j'ai eu l'occasion de tester tous les modes. Même si la réactivité de l'autofocus était efficace, la problématique était liée à la capacité de passer d'une action de jeu à gauche sur la droite tout en arrivant à cadrer. J'ai bien vite remarqué que cette phase devenait très difficile et qu'il fallait trouver une solution plus simple.

C'est ainsi que je suis parti sur une mise au point manuelle. La première réaction serait de penser que c'est encore plus difficile...certes c'est le cas, raison pour laquelle il fallait trouver une zone fixe, permettant de limiter le travail de l'autofocus tout en gardant les chances de netteté. Autofocus manuelL'axe du filet m'a permis de trouver la meilleure harmonie. Sur l'image ci-contre, le point d'autofocus permet d'illustrer la zone choisie étant donné qu'en autofocus manuel, il n'y a pas de collimateur activé. A noter d'ailleurs que cette technique peut être utilisée pour d'autres sujets qui sont amenés à "traverser" une zone, cette zone pouvant servir d'axe de mise point.

Même si le mode manuel peut paraître un brin contradictoire lorsqu'on connaît la capacité des nouveaux boîtiers, il faut toutefois relever un autre point important. Pour une action se trouvant à environ 20m, une ouverture de F2.8, la profondeur de champ est évaluée à environ 40 cm, soit environ 20cm avant et après la zone de mise au point.

Cet autre élément permet par conséquent d'augmenter les chances de netteté du sujet, considérant que les actions sont souvent très proches du filet. Bien entendu, une ouverture de F4 ou plus permettrait d'augmenter cette zone...faut-il encore que la lumière et l'éclairage le permette.

Dès lors, il est important de garder à l'esprit que nos excellentes optiques permettent toujours de travailler manuellement.
Conscient que cette alternative demeure assez faible, elle peut toutefois permettre de faciliter le travail et d'augmenter ses chances.

Pour conclure, votre expérience est essentielle et le choix vous appartient. Sachez cependant vous adaptez et surtout n'oubliez pas, avant et pendant, que l'ensemble des paramètres peut être remis en cause et en tout temps être améliorés.

J'espère que ces quelques lignes vous permettront d'améliorer votre technique et vous ouvriront de nouvelles pistes de réflexions.

@ Olivier Comment

 

Photographie - choisir son emplacement

Posté leJeudi 17 Décembre 2009 19:58 dans Technique
En guise de premier article dans cette rubrique "technique", j'ai choisi de vous faire part de la "procédure" que j'utilise afin de choisir le bon spot photographique, plus spécialement pour les manifestations sportives externes. Bien entendu le processus et la systématique peuvent également s'appliquer pour des shootings fixes comme par exemple, des voitures, moto, etc.

Afin de mieux comprendre, je vous propose de décomposer en deux phases distinctes : a) le travail en amont avant la manifestation et b) le travail en direct sur le terrain le jour J

1. Le travail en amont

Nous pourrions imaginer que cette première étape n'est pas si importante que celà. Or, je suis d'avis, que les premières analyses doivent permettre de faciliter grandement la problématique du jour J en évitant les mauvaises surprises. En effet, ces premières recherches doivent notamment permettre d'étudier et d'avoir une vision plus claire sur les réglages appropriés, les pièges à éviter, les spots à privilégier, etc.

Pour ce faire, je commence par rechercher des infos précises sur internet à l'aide de mots clef, par exemple "technique photo rallye", "photographier le sport", "réglage photo + sport". Ces critères sont bien entendue extensibles et permettent de glaner au fil des recherches, une quantité importante d'informations utiles.

Des idées de cadrage, plutôt prévoir de photographier en début de course plutôt qu'à la fin, compte tenu que les machines seront plus propres et les sportifs plus affûtés qu'en fin de course. Il n'en demeure pas moins intéressant de varier et d'essayer de compléter son reportage avec des images au "début - pendant - à la fin".

Pour ce qui concerne les recherches liées à un spot shooting, le travail en amont permet, par exemple, de trouver et de choisir un spot qui sera en adéquation avec le sujet, en fonction du lieu dans lequel vous vous trouvez et des choix qui s'offrent à vous. Toutes ces informations sont souvent accessibles via internet et doivent vous donner une vision globale de votre choix.

2. Le travail en direct sur le terrain le jour J


La phase I étant analysée, il convient dès à présent de la mettre en pratique tout en gardant en tête les contraintes du terrain. L'élément essentiel à mon sens concerne la lumière et plus particulièrement la direction des rayons du soleil. Rien de sert de courir autour d'un circuit si finalement on travaille à contre-jour.

Il s'agit donc du premier élément à examiner, il déterminera vos possibilités quant aux positionnements envisageables. Il est à noter que ceux-ci varieront au fur et à mesure de la journée compte tenu de l'évolution de l'astre solaire. Ceci étant, il convient maintenant de s'imaginer l'action en temps réel et les cadrages possibles (paysage, portrait ou les deux). Cette étape, reste à mon sens la plus importante. Elle permet d'identifier, au travers de l'image, les éléments parasites.

Je pense notamment aux arrières plans disgracieux : le parasol du sponsor, la chaise de camping, l'ambulance parquée, la banderole publicitaire, un éventuel bâtiment, etc!! Dans certains cas, il suffit parfois de varier sa position de quelques mètres et/ou de choisir un cadrage différent. Une position à genoux contrairement à debout permet, parfois, d'éviter ces petits problèmes. Si néanmoins ils persistent, il sera nécessaire de trouver un emplacement plus approprié, toujours en tenant compte de l'aspect "soleil".

Ensuite et en fonction de la technique que vous possédez, vous pouvez envisager également de concevoir l'image en travaillant également sur les contrastes, respectivement le sujet photographié et l'arrière-plan de votre image. 

Un premier exemple avec deux images de karting. La première avec les camping-car, les voitures et autres bus en arrière plan et la seconde avec un fond neutre donnant la substance à l'image et permettant de renforcer l'action sur le sujet, les pneus permettant de faire un rappel couleur avec le casque du pilote.

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Le second exemple avec deux images également à quelques secondes d'intervalles. La première étant plutôt ton sur ton (gris de l'avion avec gris de la montagne) alors que la seconde donne plus de dimension avec la montagne qui donne un repère dans l'image et permet de situer le FA-18 Hornet dans l'image et dans l'action.

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Il s'agit bien évident de deux exemples, mais bien d'autres pourraient illustrer cette problématique et toute l'importance de bien choisir son emplacement.

3. Conclusions

Pour terminer, une bonne préparation demeure essentielle afin d'éviter les pièges. Néanmoins, il est parfois difficile, malgré toute la bonne volonté du monde, de mettre systématiquement en pratique les aspects mentionnées au point 2). Par contre, dans la mesure où ces réflexions sont systématiquement intégrées dans votre approche, il est certain qu'elles vous permettront d'améliorer vos images en évitant, par exemple, le parasol du sponsor en arrière-plan Wink.

Bonnes photos

@ Olivier Comment